De New York à Lubumbashi, de l’exploration des minerais critiques au développement des infrastructures : la dynamique des investissements internationaux en République démocratique du Congo se concrétise. Au cœur de cette évolution, l’APCSC œuvre à rapprocher l’État congolais des investisseurs et à accompagner la transformation des opportunités en projets structurants.

La République démocratique du Congo entend franchir une nouvelle étape dans la valorisation de son potentiel minier et industriel.

Cuivre, cobalt, lithium et autres minerais critiques placent le pays au centre des enjeux liés aux chaînes de valeur stratégiques. Mais au-delà de l’abondance des ressources, le véritable défi réside dans la capacité à attirer, structurer et accompagner des investissements susceptibles de générer davantage de valeur ajoutée, de renforcer les infrastructures et de contribuer au développement économique national.

C’est dans cette perspective que s’inscrit le partenariat stratégique conclu entre la République démocratique du Congo et les États-Unis d’Amérique le 4 décembre 2025.

Une dynamique préparée en amont

La dynamique actuelle des investissements américains en RDC ne commence toutefois pas avec la signature de cet accord.

Dès septembre 2024, l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de Collaboration signées entre la RDC et les partenaires privés, APCSC, avait engagé une démarche visant à rapprocher les opportunités congolaises des milieux d’affaires américains.

À l’initiative de son Directeur général, Maître Freddy Yodi Shembo, un déjeuner d’affaires réunissant des opérateurs économiques américains avait été organisé à New York le 25 septembre 2024.

Cette rencontre avait notamment permis de présenter les missions de l’APCSC, son rôle d’accompagnement ainsi que les mécanismes liés aux conventions de collaboration, avec l’objectif de favoriser l’émergence de projets structurés et conformes au cadre légal congolais.

Parmi les participants figurait notamment le Chairman de Kobold Metals DRC et Virtus Mineral.

Aujourd’hui, la présence effective de ces entreprises en République démocratique du Congo illustre la continuité de cette dynamique engagée en amont.

L’APCSC, une passerelle entre l’État et les investisseurs

Dans la concrétisation des investissements stratégiques, l’APCSC sous la vision éclairée du Président de République Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, joue un rôle d’interface entre les pouvoirs publics et les partenaires privés.

Sa mission porte notamment sur la facilitation du dialogue institutionnel, l’accompagnement de la structuration des projets et le suivi des conventions de collaboration conclues entre l’État congolais et les investisseurs.

Cette fonction prend une dimension particulière dans un contexte où la RDC cherche à attirer des investissements capables de dépasser la seule logique d’exploitation des ressources pour favoriser la transformation locale, le développement des infrastructures, la création d’emplois et le transfert de compétences.

Des minerais critiques aux infrastructures

À Lubumbashi, Kobold Metals DRC développe ses activités dans le cadre d’un programme d’exploration minière articulé notamment autour de la digitalisation des données géologiques et du développement des ressources en lithium de Manono, dans la province du Tanganyika.

De son côté, Virtus Mineral intervient dans le secteur du cuivre et du cobalt. En mars 2026, l’entreprise a finalisé le rachat des mines de cuivre et de cobalt de Chemaf.

Ces investissements s’inscrivent dans une dynamique plus large, où les infrastructures constituent un maillon indispensable à la valorisation des ressources congolaises.

Le 26 août 2026, le Gouvernement de la République démocratique du Congo et Mota-Engil Africa ont ainsi signé à Kinshasa un contrat de concession ainsi qu’une convention de collaboration, avec l’accompagnement de l’APCSC.

Le projet porte sur le financement, la réhabilitation, la modernisation et l’exploitation de la ligne ferroviaire Dilolo–Sakania, dans le cadre du corridor de Lobito.

L’objectif est notamment de renforcer les capacités d’acheminement des minerais vers le port de Lobito, en Angola, et d’améliorer la connectivité régionale.

Une vision : transformer le potentiel en projets structurants

Pour la République démocratique du Congo, l’enjeu dépasse désormais la seule attractivité de ses ressources naturelles.

Il s’agit de créer les conditions permettant de transformer le potentiel minier en valeur économique et industrielle, à travers des investissements structurants, des infrastructures adaptées, une plus grande transformation locale et le développement des compétences nationales.

Dans cette perspective, sous l’impulsion de Madame Judith Suminwa, autorité de tuetelle, l’APCSC poursuit sa mission de facilitation et de suivi des partenariats conclus entre l’État et les investisseurs privés.

L’action engagée depuis 2024 par son Directeur général, Maître Freddy Yodi Shembo, notamment à travers les échanges avec les milieux d’affaires américains, s’inscrit dans cette volonté de rapprocher les investisseurs internationaux des opportunités offertes par la RDC.

La RDC, au rendez-vous des investissements stratégiques

Riche en minerais critiques et située au cœur de plusieurs corridors régionaux, la République démocratique du Congo dispose d’atouts importants pour accueillir des investissements à portée stratégique.

La présence de Kobold Metals DRC et de Virtus Mineral, tout comme les nouveaux projets développés dans le domaine des infrastructures, illustre la diversité des secteurs concernés par cette dynamique.

À travers son rôle de facilitation, de coordination et de suivi, l’APCSC accompagne cette évolution et contribue à rapprocher les ambitions de développement de la RDC des investisseurs privés.

Des partenariats aux projets, des projets aux réalisations : l’APCSC entend ainsi contribuer à faire de l’investissement un levier concret de transformation économique et de développement durable en République démocratique du Congo.



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