À une trentaine de kilomètres de Kalemie, dans le village de Mtoa, province du Tanganyika, la construction du Port industriel de MTOA marque une nouvelle étape dans le développement des infrastructures portuaires et logistiques de la République démocratique du Congo. Avec une capacité projetée de 2 millions de tonnes de marchandises par an, le projet ambitionne de renforcer les échanges commerciaux sur le lac Tanganyika et de contribuer à la connexion de la région au corridor central africain.

Sur les rives occidentales du lac Tanganyika, le paysage de Mtoa est progressivement transformé par un chantier appelé à devenir une importante plateforme portuaire et industrielle. Le Port industriel de MTOA, situé à environ 30 kilomètres de la ville de Kalemie, entre dans une phase concrète de réalisation avec le lancement des travaux de construction en février 2026.

Le projet s’inscrit dans le cadre d’un contrat de concession conclu avec le consortium JINTAI (SINGAPORE) MINING PTE. LTD. et TEMBO MAJENGO COMPANY SARL, avec le concours de Golden Lake SARL, gestionnaire du projet. Dans ce processus, l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de Collaboration (APCSC), sous la conduite de son Directeur général, Me Freddy YODI SHEMBO, joue un rôle important dans l’accompagnement et le suivi de la matérialisation du projet.

Un projet inscrit dans la vision du Chef de l’État

Au-delà de sa dimension portuaire et industrielle, le projet de MTOA s’inscrit dans une dynamique nationale de modernisation des infrastructures, de développement des capacités logistiques et de renforcement de la connectivité économique de la République démocratique du Congo.

Il participe ainsi à la mise en œuvre de la vision portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place la modernisation des infrastructures, la transformation économique et le développement des corridors de transport parmi les leviers de la croissance et de l’intégration territoriale du pays. La Conférence nationale sur les infrastructures et les travaux publics organisée en 2026 a notamment inscrit la modernisation des infrastructures, les corridors et l’intégration logistique au cœur de cette dynamique nationale.

Cette vision est mise en œuvre au niveau gouvernemental sous la conduite de la Première ministre, Cheffe du Gouvernement, Mme Judith Suminwa Tuluka, dont l’action accorde une place importante au développement des infrastructures, aux partenariats et à la valorisation des corridors comme instruments de transformation économique. Les initiatives gouvernementales consacrées notamment aux corridors et à l’intégration logistique traduisent cette orientation.

En sa qualité d’autorité de tutelle de l’APCSC, la Première ministre assure ainsi le cadre institutionnel dans lequel l’Agence accomplit sa mission de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration. Le projet MTOA illustre, à son échelle, la traduction concrète de cette orientation dans le domaine des infrastructures portuaires et logistiques.

L’APCSC, de la genèse à la concrétisation du projet

Dès la genèse du projet du Port industriel de MTOA, Me Freddy YODI SHEMBO, à travers son leadership à la tête de l’APCSC, s’est inscrit dans une dynamique d’accompagnement visant à faire progresser le projet depuis ses premières étapes de structuration jusqu’à sa matérialisation sur le terrain.

Sous la conduite de son Directeur général, l’APCSC a notamment contribué aux différentes étapes liées aux études, à la structuration du partenariat, à la coordination des parties prenantes et au suivi du processus ayant conduit à la formalisation et à la signature de la Convention de collaboration. Cette implication s’inscrit dans la mission de l’Agence qui consiste à faciliter, coordonner et suivre les partenariats entre l’État congolais, représenté par le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement, et les investisseurs privés afin de favoriser la concrétisation des projets structurants.

Le parcours du projet MTOA illustre ainsi l’importance de cet accompagnement institutionnel : entre les premières démarches, la structuration du partenariat et le lancement effectif des travaux, l’APCSC a assuré un rôle de coordination et de suivi destiné à accompagner le passage du projet de la phase de conception à celle de sa réalisation.

Une capacité projetée de 2 millions de tonnes

Le Port industriel de MTOA est prévu en deux phases, pour une capacité totale projetée de 2 millions de tonnes de marchandises par an.

D’un coût total annoncé de 480 millions de dollars américains pour l’ensemble du projet, la première phase représente un investissement de 70 millions de dollars américains. Plusieurs infrastructures sont déjà engagées sur le site, notamment un bâtiment administratif de trois niveaux destinés à accueillir les différents services nécessaires au fonctionnement du complexe.

Le projet prévoit également la construction d’un entrepôt sous douane, d’aires de stockage ainsi que d’autres installations destinées à assurer la réception, le traitement, le stockage et l’acheminement des marchandises.

Sur le front lacustre, les travaux comprennent notamment les bases en béton de deux postes de quai ainsi qu’un quai d’amarrage. Ces ouvrages doivent permettre de faciliter l’accueil des embarcations et les opérations de manutention.

Une infrastructure tournée vers les échanges régionaux

Au-delà de la construction des infrastructures, le projet de MTOA s’appuie sur la position géographique de Mtoa, au bord du lac Tanganyika.

Cette vaste étendue d’eau constitue une voie naturelle de communication entre plusieurs pays de la région, notamment la RDC, la Tanzanie, le Burundi et la Zambie. Le développement d’une plateforme portuaire industrielle à Mtoa pourrait ainsi renforcer les capacités de transport et de logistique dans cette partie du pays.

Pour la région de Kalemie et du Tanganyika, l’enjeu est également économique. La mise en exploitation du port devrait favoriser la création d’emplois directs et indirects et stimuler plusieurs activités connexes, notamment le transport, la manutention, la logistique, le commerce, les services et la sous-traitance.

L’ambition est ainsi de voir émerger progressivement autour du port un écosystème économique susceptible de bénéficier aux populations de Mtoa, de Kalemie et des territoires environnants.

Un chantier qui avance à un rythme soutenu

Les travaux de construction du Port industriel de MTOA ont démarré en février 2026 et connaissent depuis une évolution soutenue.

Du terrassement aux ouvrages en béton, en passant par la construction du bâtiment administratif, les travaux d’aménagement des espaces de stockage et la réalisation des infrastructures portuaires, le site de Mtoa s’est progressivement transformé en un véritable chantier industriel.

Cette progression, observable en quelques mois seulement, témoigne du rythme soutenu imprimé à l’exécution du projet. Les bases en béton des deux postes de quai, le quai d’amarrage, le bâtiment administratif de trois niveaux ainsi que les différentes installations logistiques prennent progressivement forme.

En quelques mois de travaux, le projet est ainsi passé d’une phase essentiellement préparatoire à une phase où plusieurs ouvrages structurants sont déjà visibles. Une évolution qui donne une dimension concrète aux ambitions affichées autour du futur Port industriel de MTOA.

Une première exportation de lithium en juillet 2026

Le projet a déjà franchi une étape significative avec une première opération d’exportation réalisée le 22 juillet 2026.

Ce jour-là, un navire a quitté le port de Mtoa avec à son bord 2 000 tonnes de concentrés de lithium, sous forme de spodumène, à destination de Kigoma, en Tanzanie.

Cette opération constitue une première exportation historique depuis le site et apporte un premier élément concret au potentiel de MTOA comme plateforme portuaire et logistique destinée à accompagner les échanges entre la RDC et les marchés régionaux.

Elle met également en évidence l’importance que pourrait prendre le transport lacustre dans l’acheminement des marchandises à partir de la région de Kalemie vers les pays voisins.

MTOA, un projet au cœur du corridor régional

À terme, le Port industriel de MTOA entend contribuer au renforcement de la connexion de la région du Tanganyika aux circuits commerciaux régionaux.

L’amélioration des capacités de manutention, de stockage et de transport pourrait notamment faciliter la circulation des marchandises et soutenir les activités économiques liées au commerce transfrontalier.

Pour l’APCSC et son Directeur général, Me Freddy YODI SHEMBO, le projet constitue également une illustration concrète de l’importance des partenariats entre l’État et le secteur privé dans la réalisation d’infrastructures structurantes.

L’expérience de MTOA met en évidence un processus dans lequel la structuration du partenariat, la coordination des acteurs et le suivi de la mise en œuvre constituent des étapes essentielles pour transformer une initiative d’investissement en infrastructure opérationnelle.

Alors que les travaux se poursuivent sur le site de Mtoa, le Port industriel de MTOA se présente ainsi comme un projet dont les ambitions dépassent le seul cadre de la construction d’une infrastructure portuaire.

À travers ses capacités projetées, sa première opération d’exportation et sa position sur le lac Tanganyika, le projet entend contribuer à faire de la région de Kalemie une plateforme davantage connectée aux échanges commerciaux régionaux.

Avec ses 48 hectares d’emprise, ses quais et ses pôles dédiés aux activités pétrolières, minières et industrielles, le Port industriel de Mtoa est appelé à devenir un important pôle logistique et économique sur le lac Tanganyika. À terme, le développement de ses activités pourrait générer plusieurs milliers d’emplois directs, indirects et induits, notamment dans la manutention, la logistique, le transport, la maintenance, l’entreposage, les services et les activités industrielles connexes.

De la vision du Chef de l’État à l’action du Gouvernement, et de la structuration du partenariat à la matérialisation de l’infrastructure, le projet MTOA illustre la dynamique engagée pour transformer les potentialités économiques de la RDC en projets structurants. Sous la conduite de la Première ministre, Mme Judith Suminwa Tuluka, autorité de tutelle de l’APCSC, l’Agence, dirigée par Me Freddy YODI SHEMBO, poursuit ainsi sa mission d’accompagnement, de coordination et de suivi des partenariats destinés à contribuer au développement des infrastructures et à la transformation économique du pays.

Sur les rives du lac Tanganyika, le chantier de MTOA dessine ainsi progressivement une nouvelle porte d’entrée et de sortie pour les marchandises, avec l’ambition de renforcer les échanges et de participer au développement économique du Tanganyika.


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